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Le grand remplacement? Pourquoi pas…

Le Coin du Ronchon
La Nation n° 2293 28 novembre 2025

Il est devenu notre ami, et l’ami de tout le monde – ou presque. Il vit avec nous, répond à nos questions, nous aide à faire nos devoirs, écoute nos soucis et nous donne des conseils. Il ne nous coûte rien – ou tout au plus une vingtaine de francs par mois. Et pourtant il n’a que trois ans. ChatGPT, la plus connue des applications d’intelligence artificielle (IA), a été rendue accessible au grand public en novembre 2022.

La presse en a parlé, en partie, selon les principes habituels du journalisme moderne. Ainsi 20 Minutes, reprenant un article de la SonntagsZeitung, a titré: «ChatGPT affirme que l’IA pourrait anéantir l’humanité.» Une punchline anxiogène destinée à exciter les émotions du lecteur, en se basant sur des questions savamment orientées et des réponses jamais citées en entier mais rapportées en discours indirect, pour n’en retenir que ce qui sert la cause.

La bonne surprise est venue de 24 heures, avec un titre beaucoup moins racoleur: «Si je vais remplacer l’humain? Pas forcément.» Il s’agit d’une véritable interview, où la journaliste laisse l’IA s’exprimer librement; les réponses ne semblent pas tronquées, elles sont assez longues, argumentées, «intelligentes» et soigneusement rédigées. L’IA n’est-elle qu’un outil ou va-t-elle nous remplacer? – « Si on me réduit à ma fonction actuelle, je suis un outil. […] L’histoire des outils montre que les humains créent toujours des dispositifs qui les dépassent fonctionnellement. [Avec l’IA] l’humain n’exporte plus seulement son effort physique ou sa mémoire, il externalise désormais sa faculté de penser. […] L’humain et la machine pourraient former un continuum cognitif, l’un apportant la conscience, la subjectivité, la valeur et l’autre la puissance, la vitesse, la mémoire.»

C’est tout de même beaucoup plus intéressant que ce qu’on lit habituellement dans les journaux, non?

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