La contestation a toujours un moteur
Monsieur Loris Socchi est conseiller communal à Lausanne, où il siège sous les couleurs de l’extrême gauche. Il est un représentant typique des nouvelles élites de la capitale, jeunes et engagées. Il se présente aux séances en portant des vêtements affichant des insultes à l’égard de la police, ou alors se déguise en hippie en affublant sa longue chevelure d’une couronne de fleurs. La provocation est une technique de marketing politique efficace.
Il s’est fait un nom il y a tout juste une année, en volant pour plus de 600 francs de rideaux dans un grand magasin d’ameublement suédois. On avait souri en apprenant qu’il était allé commettre son larcin sur La Côte en se déplaçant en voiture.
Il refait parler de lui aujourd’hui, en déclarant devant le Conseil communal qu’il resquille tous les jours en prenant les transports publics sans rien payer – parce qu’il n’a pas les moyens.
Délinquant en voiture, puis délinquant en bus: on réalise que ce monsieur, tout lausannois qu’il soit, est véritablement réfractaire au vélo.
Au sommaire de cette même édition de La Nation:
- La présidence du Conseil d'Etat – Editorial, Félicien Monnier
- Méritocratie et démocratie – Benjamin Ansermet
- Edmond Gilliard, ou l'exigence qui ne cède pas – Yannick Escher
- Au château de Gracq – Lars Klawonn
- Réformite aiguë – Olivier Delacrétaz
- Etatisation de la société: la progression continue – Jean-Hugues Busslinger
- Tourments d'un agnostique – Jacques Perrin
- La dictature de l'«intérêt national»? – Jean-François Cavin
